La journée européenne sur le thème : « Prévention des processus de radicalisation violente en Europe :  quels rôles pour la médiation ? » à la Haute école de la province de LIEGE – 2 février 2018 a regroupé entre 60 et 70 personnes.

 

Elle a su relever 3 paris :

 

  1. celui de réfléchir collectivement à une question sensible et délicate : celle de la place de la médiation sociale par rapport à ce qui est nommé : la « radicalisation violente » par les institutions ;
  2. celui de le faire – non pas par des discours – mais à partir de cas pratiques de Belgique élargis à la lutte contre les discours racistes et xénophobes de l’extrême droite allemande et au cas français de la Ville de Limoges ;
  3. et enfin, celui de créer un espace d’échangequi évite les positions normatives, une discussion ouverte, dans la droite ligne de l’esprit qui préside à l’espace européen de la médiation pour l’inclusion sociale ».

 

A partir d’un premier état des lieux des pratiques d’organismes de médiation, de prévention et d’autres acteurs de terrain en Belgique (soit 17 entretiens), élaboré par E. Baillergeau et F. Kinet, des présentations ont ainsi pu faire partager des expériences, entre autres celles de Molenbeek, de Magdebourg, de Limoges, etc. ou encore conduites par des institutions comme la Maison de Justice de Bruxelles ou l’université de Paix de Namur. Le point de vue anglais sur la question nous a également été présenté par G. Mythen (Université de Liverpool).

 

Elles ont ainsi permis d’ouvrir un débat entre les participants sur la question aussi cruciale que la posture du médiateur social, pris en étau entre les injonctions institutionnelles et leur proximité avec la population et les jeunes. Elles ont soulevé des questions, comme :

  • la médiation pour l’inclusion sociale doit-elle reprendre le terme de « radicalisation » ?
  • comment créer des espaces publics de rencontre et d’échanges, suivant les principes de la médiation, avec les jeunes et les parties de la population en rupture ?

 

Un dossier va être constitué pour rendre compte de cette journée. Et un débat va être prochainement lancé par notre Site, dans la rubrique « Débats » dans les prochains jours. Le positionnement de la médiation sociale de la prévention de la violence terroriste représente, en effet, un enjeu stratégique dans la construction de l’autonomie et de l’identité de la médiation sociale.