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Journée Européenne : Madgebourg 2019

13/03/2019  13/03/2019    Madgebourg

Une ouverture pour la médiation sociale en Allemagne

“ Open the door for mediation ”

Mot d’un travailleur social de Magdebourg

Le projet de cette journée était de construire une passerelle entre la médiation sociale, telle qu’elle est nommée et pratiquée dans les pays latins (Belgique et Luxembourg compris) et l’Allemagne.

Le terme de « médiation sociale » n’est pas utilisé en Allemagne. On y connaît la « médiation », mais elle s’entend uniquement comme une méthode ou un dispositif de « résolution contractuelle de conflit », utilisable en particulier dans le domaine judiciaire ou pénal (ce qui est aussi désigné par le terme de « médiation formelle »).

L’objectif de cette journée était donc d’autant plus important : identifier, dans les pratiques concrètes d’intervention sociale auprès de la population, celles qui peuvent correspondre à la définition de la médiation sociale énoncée par le séminaire européen de Créteil, en 2000

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A l’aide de 4 intervenants appartenant à des institutions qui interviennent pour l’essentiel en direction des populations migrantes (Refugee Council de Saxe-Anhalt, Miteinander e.V, Caritas et Internationaler Bund (IB) Magdeburg), les échanges avec les participants ont permis de dégager les points suivants:

 

1. D’abord, la médiation sociale existe, même si les acteurs ne s’y réfèrent pas explicitement : la médiation scolaire en est la preuve la plus manifeste.

2. Ensuite, beaucoup de pratiques correspondent à des activités de médiation sociale :

  • les activités d’intermédiation qui mettent en lien et en dialogue la « règle » et les institutions, d’un côté, et les personnes ou collectifs de personnes de l’autre (ex. table-rondes, Guide pour l’usage d’un logement, activités plus générales d’information pour que les personnes puissent agir pour leurs droits, etc.)

Par contre, la médiation entre des parties de la population en conflit (les réfugiés, d’un côté, et les populations précarisées d’origine locale, de l’autre) semble plus difficile à mettre en œuvre.

  • celles qui développent la capacité d’agir, d’ « empowerment», d’opérer ses propres choix ;
  • ces activités participent ainsi à l’objectif de la médiation sociale : créer et développer les liens sociaux.

3. La référence explicite à la médiation sociale devrait permettre à ces acteurs qui font de la médiation sociale sans le savoir ou sans le dire permettrait de renforcer leur positionnement de « tiers impartial et indépendant » en se référant au code de déontologie qui lui est propre.

4. L’Allemagne présente des atouts pour la médiation sociale :

  • à la sortie de la guerre, en 1945, elle s’est définie comme un espace de paix et de liberté;
  • es décisions par consensus font partie de la culture collective germanique ;
  • Ces 2 points viennent contrebalancer la culture de la règle qui, traditionnellement, est promue comme le seul recours de la résolution des conflits

5. Le rapprochement entre la médiation sociale, telle qu’elle est pratiquée dans les pays latins par les acteurs qui s’y réfèrent, d’un côté, et les interventions sociales en Allemagne qui s’y rapprochent, de l’autre, nécessitent probablement que le projet CreE.A développe une présentation de la spécificité de la médiation sociale dans le vaste champ des pratiques d’intervention sociale, qui aille au-delà de la définition du manifeste.

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