JOURNEES EUROPEENNES DE LA MEDIATION POUR L’INCLUSION SOCIALE

Journées de rencontres et d’échanges entre les acteurs et institutions du pays d’accueil et les partenaires européens. Elle sont organisées sur les thèmes centraux de la médiation sociale.

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Avril 2018 à Braga : "L'Europe comme espace de dialogue interculturel et de médiation"

Braga  26 et 27 avril

 

Lieu : Université du Minho, Braga – Le IIe Colloque International sur la Médiation Sociale se tiendra à l’Université du Minho en association avec le IIe Congrès International de la RESMI et les Journées Européennes de Médiation pour l’Inclusion Sociale.

Thème « L’Europe comme espace de dialogue interculturel et de médiation».

Un appel à communication est ouvert, pour un débat interdisciplinaire sur les défis contemporains de la société actuelle, abordant des questions telles que la migration, la diversité, la communication interculturelle et la médiation afin d’approfondir la construction de sociétés plus accueillantes, inclusives et pacifiques.

 

Voir : http://www.lasics.uminho.pt/congressodim/

 

Février 2018 A LIEGE : "La médiation et la prévention des violences terroristes"

COMMUNIQUE

La journée européenne  du 2 Juillet à la Haute Ecole de la Province de Liège a regroupé entre 60 et 70 personnes. Elle a su relever 3 paris :

  1. celui de réfléchir collectivement à une question sensible et délicate : celle de la place de la médiation sociale de la place de la médiation sociale par rapport à ce qui est nommé : la « radicalisation violente » par les institutions ;
  2. celui de le faire – non pas par des discours – mais à partir de cas pratiques, en ouvrant l’horizon des acteurs belges à la lutte contre les discours racistes et xénophobes de l’extrême droite allemande et du cas français de la Ville de Limoges ;
  3. et enfin, celui de le faire – non pas à partir de positions normatives – mais dans le cadre d’une discussion ouverte, dans la droite ligne de l’esprit qui préside à l’espace européen de la médiation pour l’inclusion sociale ».

En introduction, E. Baillergeau restitue le résultat d’entretiens auprès de 17 acteurs qu’elle a conduits avec F. Kinet en Belgique pour organiser cette journée. Cet état des lieux fait état des modes d’action des divers acteurs belges qui interviennent dans ce champ.

Ils seront illustrés par des interventions dans deux table-rondes successives. Celle, par exemple, d’une personne du Service de prévention de la commune de Molenbeeck-Saint-Jean, qui au sein du « service de prévention – radicalisation » mobilise la posture de médiation sociale qu’elle a pratiquée dans son ancienne activité dans les relations avec les familles comme les personnes dites « radicalisées ». Cette intervention sera complétée par une responsable de la Maison de Justice de Bruxelles et par une collègue de Magdebourg, médiatrice compagnon du Tour d’Europe 2017, qui témoignera de son intervention au sein de l’association « MitEinander“ contre les préjugés racistes qui alimentent l’extrême-droite en Allemagne. Ces prises de parole convergent sur un point : l’impérieuse nécessité d’un espace d’écoute neutre, bienveillant où les personnes se sentent en confiance pour s’exprimer.

Cette table-ronde a été suivie par une conférence « à distance » de Gabe Mythen, chercheur à l’Université de Liverpool.

La deuxième table-ronde a questionné le positionnement professionnel et éthique de la médiation sociale. Des exemples concrets de Limoges, en France, ont illustré les tentatives d’instrumentalisation de la médiation sociale en France dans l’identification de « personnes à risques », avec toutes les conséquences que l’approximation des grilles proposées peuvent avoir sur les individus. L’université de Paix et une association de Namur ont, de leur côté, transmis leurs principes, méthodes et problèmes soulevé sur cette question.

Les échanges avec la salle sont revenus sur la pertinence du terme de « radicalisation » pour la médiation sociale, sur le rôle qu’elle doit avoir sur la détection des « radicalisés potentiels ».

 

En fin de journée, la synthèse proposée a eu pour objet de faire ressortir les points en discussion. Elle sera l’objet de l’ouverture d’un débat. Il s’agit, en effet, de la définition d’une position et d’une posture propres à la médiation sociale par rapport aux attentes et demandes des institutions de prévention, de justice et de répression, ainsi que par rapport aux autres intervenants et acteurs dans le domaine.

 

Télécharger les 

Points de synthèse des débats

 

Le contenu de cette journée sera, évidemment, mis à la disposition de tous, sous la forme d’un dossier contenant toutes les interventions.

Mars 2018 à PALERME : "L'école et la médiation"

Ce que nous a appris la Journée européenne de la médiation pour l’inclusion sociale Palerme (7 Mars 2018)

La journée européenne de la médiation pour l’inclusion sociale qui s’est tenue à Palerme le 7 Mars 2018, constitue une première pierre pour des initiatives européennes concernant l’école et la médiation.

A l’invitation de nos partenaires de Sicile, elle aura rassemblé des partenaires et intervenants de Belgique, d’Espagne, de France et du Portugal. Elle a fonctionné comme un Séminaire pour rassembler autour d’une même « problématique » des approches et des pratiques aussi diverses que les contextes locaux et nationaux, les objectifs poursuivis et les acteurs concernés.

Ce qui est apparu – et ce que nous avons appris au cours de cette journée – c’est que l’Ecole ne concerne pas que l’école. Elle joue un rôle central dans la Cité. Ce qui s’y passe, tant à l’intérieur qu’autour de ses murs, implique tous les acteurs et institutions du territoire où elle se situe. Le thème « Ecole et médiation » nous conduit ainsi à concevoir et mettre en œuvre une « médiation citoyenne » qui veut dynamiser tous les échanges entre les personnes elles-mêmes et les personnes et les institutions au niveau local.

Autrement dit, les pratiques de médiation dans et autour de l’école ne sont pas uniquement des pratiques qui viennent s’ajouter à côté de celles du quartier, des hôpitaux, des transports, etc. : elles doivent être envisagées comme un des vecteurs d’une autre vision de notre vie commune.

Des objectifs spécifiques…

Evidemment, la médiation poursuit des objectifs spécifiques à l’intérieur de l’école.

Elle est réparatrice et/ou préventive des conflits. Ainsi, à Turin, le projet Sicursé associe différentes institutions pour lutter contre le Cyber Harcèlement. Dans cette ville, les médiateurs utilisent leur expérience de la médiation réparatrice dans les situations de de rackets.

La tradition la mieux connue est celle des « médiateurs par les pairs », qui consiste à former de jeunes élèves à la pratique de la médiation. Elle associe nécessairement les différents acteurs de l’école et veut les responsabiliser. Les collègues siciliens ont ainsi témoigné qu’après leur intervention, les écoles fonctionnent maintenant en toute autonomie pour poursuivre cette médiation directement conduite par les élèves eux-mêmes.

Il existe aussi des « médiateurs professionnels ». La Belgique dispose ainsi de deux expériences différentes : celle de médiateurs au sein de l’école, dans la Communauté francophone de Bruxelles, et celle de médiateurs à l’extérieur, en Wallonie. Le mode de « saisine » des problèmes et les types de pratiques divergent alors. Mais leur rattachement institutionnel extérieur à l’institution scolaire leur permet de construire une position de « tiers » indispensable à la médiation.

Les personnes concernées par la médiation ne sont pas uniquement les élèves. Il est à noter, à ce propos, que la médiation interroge nécessairement la relation entre l’élève et l’institution, celle-ci ayant naturellement tendance à rejeter l’origine des problèmes sur les lacunes ou les fautes de celui qu’elle veut éduquer. C’est un des enjeux d’une médiation pratiquée par des médiateurs qui ne sont pas rattachés institutionnellement à l’école.

Elle souligne aussi que la médiation ne doit pas se centrer uniquement sur les élèves : elle doit aussi s’intéresser aux enseignants, par exemple.

Au-delà d’une vision purement fonctionnelle, intervenant à la marge pour prévenir ou réparer, la médiation est aussi vecteur d’une autre « culture ». C’est dans ce sens que le Portugal a défini une « stratégie nationale » pour « l’éducation à la citoyenneté et la médiation dans les écoles ». Cette stratégie s’appuie sur des expériences développées depuis les années 1990. Elle est mise en œuvre à titre expérimental dans 100 écoles. Elle articule aussi bien la pédagogie (« une autre façon d’apprendre ») que l’apprentissage de la citoyenneté (par son intégration dans les curricula), la médiation par les pairs, la formation des enseignants et l’intervention de « médiateurs expérimentés ». Il s’agit, ici, de développer une culture de la médiation à l’école.

… mais aussi une intervention conjointe avec les autres acteurs de la Cité

Mais il est très rapidement apparu que les objectifs de l’école ne pouvaient être atteints en restant à l’intérieur de ses murs. S’impose immédiatement l’autre acteur incontournable de l’éducation de l’enfant : ses parents et sa famille. La médiation y est très présente dans les expériences citées.

Elle l’est dans la dimension interculturelle, quand les parents ne connaissent ni les attendus ni les codes sociaux et culturels de l’institution scolaire du pays d’accueil. Les pays du Sud (Portugal, Italie, Espagne) sont particulièrement mobilisés dans ce type de pratique.

Mais cette sortie du « cadre scolaire » apparaît aussi quand il s’agit du « décrochage « .  L’Espagne, le Portugal, la Belgique, nous ont fait part de l’implication de la médiation sur cette question. Pierrefitte-sur-Seine accompagne ainsi tous les ans de 150 à 200 élèves exclus de l’école pour les accueillir dans un lieu pédagogique où le jeune élève sanctionné reprend le fil qui le relie à l’institution scolaire en s’interrogeant sur la sanction prononcée à son égard.

L’expérience des médiateurs de Sevilla Acoge confirme également que des problèmes signalés au sein de l’école ne trouvent la solution qu’à l’extérieur, ce qui est le cas par exemple quand leur origine provient de problèmes familiaux. Pour l’équipe de médiation sévillane, leur lien avec l’école est ainsi une des modalités essentielles de leur intervention dans la « communauté », comme un lieu d’identification des problèmes.

Rumilly, une petite ville de France, a conçu dès le départ cette articulation entre la médiation dans la ville et la médiation à l’école, dès 1995 (????). Elle l’a fait dans une vision de « réappropriation de la gestion des conflits » par les habitants : une « médiation citoyenne ». Elle est toujours mise-en-œuvre par la municipalité. Il arrive ainsi que jeunes « médiateurs » formés à l’école rejoignent plus tard l’équipe de médiateurs adultes présents dans les quartiers.

L’école peut être aussi celle du territoire, quand celui-ci se mobilise pour construire des lieux d’apprentissage et de formation pour les jeunes, dans une démarche de type « participative » associant les jeunes tant à la définition des « ateliers de travail » que de sa gouvernance : c’est le cas du projet « Art de grandir » en Sicile.

Des perspectives de travail pour une médiation citoyenne qui intègre la médiation à l’école

A travers toutes ces interventions – que le futur e.book en préparation restituera dans leur intégralité – il est ainsi ressorti la conjonction et le lien très fort entre la médiation dans et autour de l’école et la médiation citoyenne.

Et ceci, pour 3 raisons, correspondant à ces 3 dimensions de l’école :

  • sa dimension intégrative (inclusive) dans la Cité.

*  L’école est un des piliers de la Cité

*  La « communauté » (les parents, les acteurs associatifs,…) ne peuvent ignorer l’école et l’école ne peut ignorer le contexte social qui l’environne

*  La relation de écoles avec son environnement met en jeu des fonctions, des cultures et des pratiques institutionnelles différentes. Et pourtant, elle est nécessaire. La médiation doit contribuer à ces relations.

  • sa dimension éducative sur les dimensions non cognitives : l’apprentissage de la citoyenneté.

*  La dimension « transmission des connaissances » n’est plus le monopole de l’Ecole

* L’apprentissage de la citoyenneté dans le nouveau contexte mondial est un investissement pour l’avenir (elle est considérée comme une des 8 compétences clés de tout citoyen par l’Europe)

  • sa dimension culturelle

par une culture de la médiation comme alternative à des relations construites uniquement sur le droit et la règle ou les rapports marchands.

Il est alors apparu l’importance stratégique de développer les coopérations au sein de l’espace européen de la médiation pour l’inclusion sociale », en développant par exemple le

réseau des villes de médiation citoyenne.

C »est un objectif que CreE.A mettra à son ordre du jour.

Octobre 2018 A Padoue : L'évaluation de la médiation sociale

Le 10 Octobre se tiendra la Journée Européenne de la médiation pour l’inclusion sociale à Padoue.

 

Le thème en sera : la question de l’évaluation de la médiation sociale.

 

Le programme est en cours de préparation.

NOVEMBRE 2018 à PARIS : Journée Promevil et Gazette des Communes

CreE.A s’associe à la Journée organisée par :

 

PROMEVIL

et la Gazette des Communes

le 30 Novembre à Paris.

 

2017 Barcelone. Participation à la Conférence de l'EFUS “Sécurité, Démocratie & Villes”

17 NOVEMBRE 2017 – JOURNEES EUROPEENNE DE LA MEDIATION POUR L’INCLUSION SOCIALE A BARCELONE

Le projet CreE.A était présent à la Conférence l’EFUS à Barcelone. Elle a rassemblé près de 800 représentants des collectivités locales et territoriales, des représentants des institutions nationales et des experts.

Le projet a été présenté au cours d’un « zoom » de 30 mn (à l’invitation de la vidéo ci-dessous) et sur un stand, en compagnie de la Fondation Sevilla Acoge et l’association française Promevil (financeur du stand). Site de l’EFUS

 

 

2017 Marseille et l'axe méditerranéen

27 SEPTEMBRE 2017 – JOURNEES EUROPEENNE DE LA MEDIATION POUR L’INCLUSION SOCIALE A MARSEILLE

Cette journée a été organisée par l’AMS (Association de Médiation Sociale) de Marseille avec la collaboration et l’aide financière de Promevil.

(Voir le dossier de Presse)

 

2017 Séville : "Acte de baptême de l'espace européen de la médiation sociale"

20 AVRIL 2017 – JOURNEES EUROPEENNE DE LA MEDIATION POUR L’INCLUSION SOCIALE A SEVILLE

 

La journée européenne de la médiation pour l’inclusion sociale qui s’est tenue à Séville, le 20 Avril 2017, constitue l’acte fondateur de l’espace européen de la médiation pour l’inclusion sociale : son acte de baptême.

Dans ce magnifique pavillon de la Fondation des Trois Cultures, il a trouvé son ancrage historique : celui de la rencontre des cultures qui a illuminé l’Andalousie du XIIème siècle, celle d’Averroès et de Maïmonide, inspirant à son tour Thomas d’Aquin. Elle a fécondé l’Europe des lumières de la raison en transmettant l’héritage des philosophies antiques et l’apport de la civilisation arabe, musulmane et juive. Avec la Renaissance italienne, elle a permis l’émergence de l’humanisme européen. Cette Europe-là est le fruit de la rencontre des cultures. Elle se poursuit jusqu’à aujourd’hui.

Dans Séville et l’Andalousie, l’espace européen de la médiation pour l’inclusion sociale y a trouvé un ancrage géographique : celui des régions frontières qui vivent en contact avec les pays du Sud, leurs migrations et leurs cultures.

Comme la Sicile, et les pays méditerranéens aux marches de l’Europe, comme les banlieues, aux marges des grandes villes, ces zones frontières sont au cœur des enjeux européens : l’accueil des migrants et de leurs cultures, la création d’une nouvelle citoyenneté et l’ouverture de tous les possibles qui naissent de ces rencontres.

La médiation pour l’inclusion sociale, dans sa dimension interculturelle, y trouve ses terres de créativité et de développement.

Et enfin, dans le partenariat entre la Mairie de Séville, l’administration régionale, la Fondation des 3 cultures, le Médiateur de la région andalouse, les acteurs clés d’organisations de la société civiles, les citoyens… tous impliqués avec la Fondation ACOGE pour faire de Séville et de l’Andalousie une terre d’accueil et de rencontre avec les migrants, l’espace européen de la médiation pour l’inclusion sociale y trouve un ancrage politique, fondé sur les valeurs partagées d’hospitalité, d’humanisme et d’ouverture à l’Autre.

La médiation n’y est pas que l’affaire des médiateurs : elle est celle de tous les acteurs politiques, les administrations locales et tous les citoyens.

 

 

Ces trois ancrages – historique, géographique, politique -, à l’image des « 3 » cultures et du « Tiers” de la médiation, constituent trois piliers solides de l’espace de la médiation pour l’inclusion sociale.

 

 

 

 

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2016 LUNEVILLE : LANCEMENT DU PROJET CREE.A

16 SEPTEMBRE 2016 – JOURNEES EUROPEENNE DE LA MEDIATION POUR L’INCLUSION SOCIALE A LUNEVILLE

 

En 2016, les journées européennes de la médiation pour l’inclusion sociale ce sont déroulées à Lunévile. Communiqué ARLEKIN

 

La déclaration de Lunéville

 

Le 16 septembre 2016, Jean-Paul Delevoye, ancien médiateur de la République à adressé un message aux participants.

 

 

2019 Luxembourg, Magdebourg, Paris

Luxembourg          avril              Thème en cours de définition

Magdebourg          juillet            Thème en cours de définition

Paris                       octobre         Thème en cours de définition